Vous consultez les informations de l'alerte précoce N° 6338
Registre des alertesDéplacement des civils suite aux affrontements ; Malgré une accalmie relative fin 2025, les mois de janvier et février 2026 ont été marqués par une recrudescence des hostilités sur l'axe Kinyumba-Lukweti,Lwibo Muroba, Loashi-Bukombo et Kaanja-Mahanga entraînant un déplacement de population vers l’aire de santé de Nyabiondo située dans la zone de santé de Masisi, Groupement Bapfuna, Secteur Osso Banyungu. Cet afflux d’environ 4818 personnes regroupées en 803 ménages en l'espace d’un mois et demi soit du 16 janvier 2026 au 24 février 2026, fuyant les affrontements entre les éléments AFC/M23 et les VDP-Wazalendo au niveau de Kibanda, Bukombo, Nyabikere/Lukweti, Kahira, Butsike, Kasopo, Mahanga, Kashebere, Kaandja et Buhimba ; sature les capacités d'accueil déjà précaires de la communauté hôte, créant une pression insoutenable sur les infrastructures de base et plongeant les ménages déplacés dans une vulnérabilité multisectorielle extrême. Ils sont logés en grande partie dans des familles d’accueil (651 ménages), et le reste dans des centres collectifs (61 ménages dans la salle polyvalente de la 8ème CEPAC KISHONDJA, Institut 2 LUKWETI 13 ménages, Eglise adventiste 7 ménages et le bâtiment marché Buhama 71ménages). Ces déplacés viennent s’ajouter à 3808 autres ménages accueillis dans la zone pour la période allant du 21 août 2025 au 21 novembre 2025 en provenance de Luhunzi, Kalungu, Burora, Mulamba, Lukweti et Lwibo. La zone est accessible par voiture, moto et à pied. Distances et trajets - Goma-Masisi Centre : 84 Km accessible par voiture - Masisi centre – Nyabiondo : 18 Km accès difficile par voiture pendant la saison pluvieuse suite à la dégradation de la route avec les risques de protection sont très élevés.. Besoins sectoriels D’après les informateurs clés, la situation des PDIs demeure préoccupante. Les lacunes critiques persistent dans les secteurs suivants : Sécurité alimentaire, AMEs, Abris et Santé. - EHA : L’aire de santé de Nyabiondo accueille plusieurs déplacés fuyant les combats. Les réseaux d’adduction existants sont insuffisants pour couvrir les besoins des résidents et de nouveaux arrivants. Les latrines existantes sont dans un état de délabrement avancé, posant des problèmes de dignité et de protection. - Abris : La majorité des déplacés vivent dans une promiscuité élevée, ce qui pose de graves problèmes d’intimité et d’hygiène. Quelques nouveaux arrivants construisent des huttes rudimentaires (blindages) faites des branches et des feuilles de bananiers qui n’offrent aucune protection contre les pluies abondantes dans la zone. - Education : Dans les écoles qui fonctionnent encore à Nyabiondo, le nombre d’élèves par classe a explosé et les enfants sont assis souvent à même le sol ou à trois sur des pupitres prévus pour deux. Le manque des fournitures scolaires est quasi total pour les enfants déplacés qui ont tout laissé derrière eux. - Sécurité alimentaire : L’insécurité sur les axes environnants Nyabiondo empêche les populations d’accéder à leurs terres mais aussi à leurs champs situés en périphérie où il y a des combats et les récoltes sont pillées avant maturité. Les déplacements massifs de population ont entrainé l’abandon des cycles culturaux occasionnant une dépendance exclusive de l’assistance humanitaire. - Santé : Malgré l’appui du partenaire MSF-Belgique en santé au CSR Nyabiondo, il s’observe une saturation de la structure en raison de la proximité des lignes de front. Lors des pics d’affrontements, le centre de santé sert de zone de protection physique pour des centaines de civils, ce qui complique la gestion des soins et l’hygiène hospitalière. L’impraticabilité de la route et les blocages armés rendent l’acheminement des médicaments et de la nourriture pour les patients extrêmement complexe.
Critique
Modérée
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DIAGNOSTIC PRÉLIMINAIRE / EN ATTENTE D'ÉVALUATION
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EN COURS D'ÉVALUATION
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DONNÉES MOUVEMENT DE POPLATION COLLECTÉES
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EVALUATION TERMINÉE
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ATTENTE D’INTERVENTION
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INTERVENTION EN COURS
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ALERTE HUMANITAIRE CLÔTURÉE
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EVALUATION POST-INTERVENTION
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