Vous consultez les informations de l'alerte précoce N° 6547
Registre des alertesEnviron 15 253 personnes, soit 2 542 ménages, ont été forcées de fuir les villages de Banana - École, Tobola, Bandisende et une partie de Kilima Mweza en raison d’attaques nocturnes menées par des groupes armés présumés être des ADF NALU. Ces éléments armés ont ciblé les populations civiles du groupement Bapongomo, dans la chefferie Babila Babombi, située dans le territoire de Mambasa, à environ 20 km du centre de Mambasa, le long de l’axe Mambasa-Niania. D’après la société civile de Mambasa, ces attaques ont fait 16 morts et entraîné l’enlèvement d’une quinzaine d’autres personnes. Par ailleurs, plusieurs biens de valeur ont été volés, et de nombreuses maisons, véhicules et motos ont été incendiés. Les personnes déplacées se retrouvent dans des conditions précaires dans des lieux d’accueils, notamment dans l’église Binase et celle des anciens combattants, où la promiscuité est préoccupante. D’autres ménages sont hébergés chez des familles d’accueil se trouvant des les differents villages des aires de santé de Mambasa Centre. En plus de ces nouveaux déplacés, on compte des familles IDPs qui avaient déjà fui lors de vagues précédentes depuis le 11 mars 2026, ainsi que d’autres déplacés signalés dans le cadre des alertes 6348 et 6490, respectivement liées aux contextes de Muchacha et du 9 juin 2026. Ces populations éprouvent des besoins urgents en vivres, en soins de santé, en articles ménagers essentiels et en abris, ainsi qu’en soutien financier pour subvenir à leurs besoins. Les acteurs présents dans la zone en matière de protection incluent l’IRC, Justice Plus pour la protection de l’enfance, et Féconde pour la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). La situation humanitaire dans la région est critique et nécessite une réponse coordonnée et immédiate pour satisfaire les besoins fondamentaux de ces personnes vulnérables, qui courent également des risques d’infections respiratoires aiguës (IRA) et de maladies hydriques suite aux mauvaises conditions d'abris et couchage ainsi que à la carence en eau potable et mauvaises conditions d'hygiène et assainissement. En dehors des ONG IRC, Justice Plus, AJEDEC et Féconde, qui sont actives dans la protection de l’enfance et la VBG ainsi que la COOPI pour la Santé et la prise en charge des cas MAS/MAM, il n’y a pas d’autres acteurs positionnés pour fournir de l’assistance humanitaire.
Sévère
Sévère
| Intitulé |
|---|
|
DIAGNOSTIC PRÉLIMINAIRE / EN ATTENTE D'ÉVALUATION
|
|
EN COURS D'ÉVALUATION
|
|
DONNÉES MOUVEMENT DE POPLATION COLLECTÉES
|
|
EVALUATION TERMINÉE
|
|
ATTENTE D’INTERVENTION
|
|
INTERVENTION EN COURS
|
|
ALERTE HUMANITAIRE CLÔTURÉE
|
|
EVALUATION POST-INTERVENTION
|