Vous consultez les informations de l'alerte précoce N° 6558
Registre des alertesAssistance multisectorielle requise pour environ 15 798 personnes déplacées et retournées (soit 2 633 ménages) sur l’axe Pinga Les aires de santé de Nkasa, Katanga et Mpety (groupements de Kisimba et Ihana, territoire de Walikale) ainsi que Bukonde (groupement de Bashali Mukoto, territoire de Masisi), situées dans la zone de santé de Pinga, sont confrontées à une double crise humanitaire marquée par la coexistence de déplacements forcés et de retours de populations. Ces zones accueillent environ 1 869 ménages déplacés, dont 939 ménages nouvellement arrivés entre juin et juillet 2026, à la suite des affrontements entre groupes armés sur les axes Bibwe-Ronga et Bibwe-Lukweti, dans le groupement de Bashali Mukoto (territoire de Masisi), ainsi que sur l’axe Ihula-Katobo-Chanjikiro-Kalinga (territoire de Walikale). Parallèlement, un mouvement progressif de retour est observé dans l’aire de santé de Mpety, où environ 764 ménages ont regagné leurs localités d’origine depuis avril 2026, malgré des conditions de vie extrêmement précaires. Ces ménages proviennent notamment de Pinga, Kalembe, Kailenge, Rungoma, Misoko, Munsanga, Kisone, Busakara et Besse, où ils s’étaient réfugiés après avoir fui les violences survenues en octobre 2024. Lors des épisodes de violence, de nombreux abris ainsi que le centre de santé de Mpety ont été incendiés. La réponse humanitaire demeure fortement compromise en raison de l’enclavement de la zone. L’axe Kalembe-Mpety reste totalement fermé à la circulation en raison de la présence de groupes armés, tandis que des restrictions fréquentes de mouvement persistent sur le tronçon Nyabiondo-Mutongo-Pinga, dont l’état de dégradation avancé limite considérablement l’accès physique. Ces contraintes sécuritaires et logistiques réduisent fortement la présence et les capacités opérationnelles des acteurs humanitaires. Les populations déplacées et retournées exercent une pression démographique estimée à 40 % sur les communautés hôtes, évaluées à environ 39 540 personnes, elles-mêmes affectées par les affrontements depuis 2024. En l’absence d’une assistance adéquate, les populations touchées par cette crise risquent de sombrer davantage dans une situation de vulnérabilité accrue. Principaux besoins humanitaires : • Eau, hygiène et assainissement (EHA) : Les ménages déplacés et retournés ont un accès très limité à l’eau potable, notamment à Mpety, où le réseau d’approvisionnement en eau a subi d’importants dégâts lors des épisodes de violence. À Pinga, plusieurs fuites ont été signalées au niveau des captages, entraînant des interruptions ponctuelles de la distribution d’eau aux points de puisage. • Le temps d’attente pour l’approvisionnement en eau dépasse souvent 30 minutes, tandis que les infrastructures d’assainissement sont insuffisantes. Les latrines existantes sont surchargées ou non conformes aux normes d’hygiène. À Mpety, la majorité des ménages retournés pratiquent encore la défécation à l’air libre. • Éducation : La majorité des écoles de la zone ont fonctionné au cours de l’année scolaire 2025-2026. Toutefois, dans l’aire de santé de Mpety, seules deux écoles sur sept ont pu fonctionner, et ce dans des conditions difficiles. • Par ailleurs, plusieurs infrastructures scolaires se trouvent dans un état de délabrement avancé, caractérisé notamment par des toitures fortement endommagées et perforées, rendant les conditions d’apprentissage extrêmement précaires pour les élèves et les enseignants. • Sécurité alimentaire : L’accès aux produits vivriers demeure limité en raison de l’enclavement de la zone, de la pression démographique croissante, des pillages de récoltes et de la baisse des activités agricoles lors des précédentes saisons culturales, conséquence des déplacements répétés et de l’insécurité persistante. • Les prix des denrées alimentaires ont fortement augmenté entre juillet 2024 et juillet 2026. À titre d’exemple, le prix d’un sac de 25 kg de farine de maïs est passé de 60 000 FC à 120 000 FC, soit une augmentation de 100 %. Seuls le manioc, l’huile de palme et les bananes non plantains restent disponibles en quantités relativement moyennes sur les marchés locaux. • Santé : Les ménages déplacés, retournés ainsi que les communautés hôtes accèdent très difficilement aux services de santé en raison des importantes barrières financières. Les formations sanitaires ne bénéficiant d’aucun appui extérieur, les soins demeurent entièrement payants. • Face à cette situation, certains ménages sont contraints de vendre leurs champs ou d’autres biens productifs afin de couvrir les frais médicaux. En outre, le centre de santé de Mpety, qui constituait une structure essentielle pour la zone, a été complètement incendié lors des violences, réduisant davantage l’accès aux soins pour les populations affectées.
Critique
Sévère
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DIAGNOSTIC PRÉLIMINAIRE / EN ATTENTE D'ÉVALUATION
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EN COURS D'ÉVALUATION
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DONNÉES MOUVEMENT DE POPLATION COLLECTÉES
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EVALUATION TERMINÉE
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ATTENTE D’INTERVENTION
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INTERVENTION EN COURS
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ALERTE HUMANITAIRE CLÔTURÉE
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EVALUATION POST-INTERVENTION
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